Δευτέρα, 2 Δεκεμβρίου 2013

MATT ELLIOTT - LOUISE LABE


Louise Labé - Sonnet XIII

Oh ! si j'étais emportée sur la belle poitrine
de celui pour lequel je me meurs :
si l'envie ne m'empêchait pas de vivre
le peu de temps qu'il me reste  :

Si en m'enlaçant il me disait : « chère Amie,
rendons-nous heureux l'un l'autre », il s'assurerait ainsi
que jamais la tempête, Euripe, ou un courant
ne pourra nous séparer durant notre vie :

si, alors que je le tenais enlacé dans mes bras,
comme le lierre encercle l'arbre,
la mort venait, envieuse de mon bonheur :

lorsque tout doucement il m'embrasserait,
et que mon esprit sur ses lèvres fuirait,
je mourrais bien plus heureuse que je ne le serais vivante.

source: ici